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Quand les villes s’engage dans la lutte contre le réchauffement climatique
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Des maires de villes et de tout continents ont promis mercredi à Copenhague au Danemark, une «Nouvelle Alliance Verte» mondiale pour lutter contre le dérèglement climatique.

«La science est claire, déclare Anne Hidalgo, maire de Paris, devant un parterre de journalistes réunis dans la mairie de Copenhague, au Danemark mercredi. Grâce aux travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le Giec, on connaît tous les conséquences pour notre planète si on échoue à maintenir la hausse des températures en dessous d’1,5°C .»

Les maires de Los Angeles, Copenhague, Freetown et de la jeune leader américaine Jamie Margolin, fondatrice du mouvement Zero Hour, accompagne la présidente française du C40, un regroupement de villes engagées pour le climat, Anne Hidalgo a donc annoncé la création d’une «Nouvelle alliance verte», en anglais un «Green New Deal» mondial.

L’ambition  est claire quatorze maires de grandes villes, dont Paris, Londres, New York, Tokyo ou encore Milan, ont aussi pris l’engagement d’adopter un régime alimentaire plus sain et respectueux de l’environnement, d’ici 2030. La déclaration Good Food Cities du C40 prévoit moins de viande, davantage de produits bio et locaux, dont certains issus de l’agriculture urbaine pour éviter les émissions liées aux transports des denrées alimentaires. Un gros effort sera aussi fourni pour réduire les déchets alimentaires. Cet engagement pourrait réduire de plus de 60 % les émissions de gaz à effet de serre de l’alimentation de ces villes.

« L’urgence climatique est plus urgente que jamais et notre réponse doit être à la mesure du défi qui nous attend, a déclaré le maire de Milan, Giuseppe Sala. Nous devons examiner comment nous pouvons apporter des changements dans tous les secteurs. L’alimentation est l’un des atouts culturels et économiques les plus importants des communautés urbaines. »

Ces 14 villes signataires servent 500 millions de repas par an, dans les écoles, les hôpitaux et d’autres bâtiments publics.

Pic des émissions

Les «principes fondateurs» de ce Green New Deal mondial sont, pour l’instant, de «reconnaître l’urgence climatique mondiale», «maintenir le réchauffement climatique en dessous de l’objectif de 1,5°C établi par l’Accord de Paris» en visant les secteurs du transport, du bâtiment et des déchets. Mais aussi de «prendre des mesures inclusives pour le climat en les plaçant au cœur de toutes les prises de décisions».

Les villes sont un échelon essentiel de la transition écologique. Elles subissent aussi en première ligne les conséquences du bouleversement du climat.

Mardi, trente villes regroupant 58 millions d’habitants, dont Paris, New York, San Francisco, Varsovie, Sydney, Londres, Madrid, Berlin et Lisbonne, ont annoncé avoir atteint un pic de leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour respecter la limite du 1,5°C, le Giec estime que la courbe mondiale des émissions doit commencer à baisser à partir de l’an prochain. Copenhague assure qu’elle deviendra la première ville au monde à devenir neutre en carbone, cela d’ici 2025.

Le sommet, organisé dans la capitale danoise jusqu’à vendredi, accueillera des personnalités de la scène climatique tels le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, Alexandria Ocasio-Cortez, représentante du 14e district de New York à la Chambre des représentants des Etats-Unis et figure politique du Green New Deal aux Etats-Unis, ou encore Michael Bloomberg, envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’action climatique et ancien maire de New York.

Qu’elle est la ville championne toutes catégories ?

Sans conteste : Copenhague, la capitale du Danemark qui accueille justement le sommet du C40. Depuis les années 1990, elle a réduit ses émissions de 61 % grâce à une politique globale qui inclut une réduction du trafic automobile, la chasse aux énergies fossiles, l’efficacité thermique des bâtiments, un des meilleurs chauffages urbains du monde.

Quelles sont les bonnes initiatives ?

Le cas de Tokyo est intéressant. La ville a baissé ses émissions de 20 % en réduisant drastiquement sa consommation électrique, en misant tout sur la rénovation thermique des bâtiments. Elle y a été contrainte et forcé après la catastrophe de Fukushima et la mise en sommeil de réacteurs nucléaires.

En Afrique, Addis Abeba, la capitale de l’Ethiopie, s’est aussi lancé dans une vaste opération de construction à faibles émissions carbone en direction de ses habitants les plus démunis. Résultat : les bidons-villes, où la population a beaucoup recours au mauvais charbon pour cuisiner, se vident lentement mais sûrement.

 

La ville de Guangzhou, en Chine, vient de remporter une récompense du C40 pour sa campagne d’électrification des transports. Elle possède désormais une flotte de 11 220 bus électriques.

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