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Mark Zuckerberg, futur président des États-Unis ?
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En entamant une tournée américaine, le fondateur et PDG de Facebook sème des indices sur ses éventuelles ambitions en politique.

Mark Zuckerberg le PDG de Facebook a entamé lundi une tournée nationale à la rencontre des habitants des États-Unis dans lequel on à pu l’apercevoir caressé un veau , désherber un jardin , et serré la mains à des forces de l’ordre . La première étape a eu lieu lundi, au Texas, et a été largement commenté sur son compte Facebook. De la part d’un homme politique, une telle opération de communication serait banale. Mais pour Mark Zuckerberg, il s’agit d’un changement de ton.

Un timide , devenu roi de la communication :

Il y a quelques années encore, le PDG de Facebook n’était pas vraiment à l’aise devant les projecteurs. Difficile pour lui de quitter l’image du génie mais solitaire. Mark Zuckerberg souriait peu, quittait rarement ses claquettes de piscine et son ordinateur. Rien à voir avec l’homme qui pose aujourd’hui avec des cow-boys texans. Cette évolution n’a pas échappé aux observateurs. Depuis plusieurs mois, les médias américains réfléchissent à la possibilité, pas si folle depuis l’élection de Donald Trump, que Mark Zuckerberg puisse se rêver en président des États-Unis. «Mark Zuckerberg lorgne-t-il sur la Maison Blanche?» s’interroge Newsweek. «Mark Zuckerberg est-il notre prochain président?» se demande Vanity Fair, un peu plus en avance. Tous s’accordent au moins à dire que, au minimum, «Mark Zuckerberg se comporte comme quelqu’un qui pourrait se présenter à l’élection présidentielle», comme le titre le magazine Wired.

Des indices qui laisse présager un destin politique :

Certaines preuves  sont plus formel. En  effet en avril 2016, Facebook a transmis un document aux autorités financières américaines, officialisant la possibilité que Mark Zuckerberg puisse occuper un rôle au gouvernement sans perdre le contrôle de son entreprise. S’épargnant ainsi les éventuels désagréments qu’affronte aujourd’hui Donald Trump, lui-même PDG et en pleine transition. Mark Zuckerberg était d’ailleurs absent de la réunion qui a réuni le futur président des États-Unis et les principaux dirigeants de la Silicon Valley, préférant y envoyer sa numéro 2, Sheryl Sandberg. Pas de quoi s’offusquer Zuckerberg n’a jamais montré de réel sympathie pour le nouveau président Donald Trump .

Parmi les autres signes relevés par la presse américaine, David Plouffe, ancien responsable de la campagne présidentielle de Barack Obama en 2008, a rejoint l’organisation caritative de Mark Zuckerberg et Priscilla Chan, sa femme. Enfin, le PDG de Facebook a affirmé en décembre que la religion «était très importante». Une foi indispensable pour qui veut se présenter en politique aux États-Unis, dont la devise nationale est «In God We Trust» («En Dieu nous croyons»).

Mark Zuckerberg se comporte déjà, en un sens, comme un chef d’État. Il règne sur une plateforme avec plus d’utilisateurs que n’importe quel pays dans le monde. Facebook, le réseau social, compte aujourd’hui plus d’1,8 milliard d’utilisateurs. Facebook, l’entreprise, emploie presque 16.000 personnes, qui se décrivent parfois comme faisant partie d’une grande famille. Dans le cadre de ses activités, Mark Zuckerberg a rencontré des présidents, des ministres et des princes. Il s’est déjà exprimé dans des débats politiques, par exemple en faveur d’une réforme des règles d’immigration, et a participé à des manifestations pour montrer son soutien officiel à une cause, comme la Gay Pride.

Passé du virtuel au réel :

Cet engagement est pour le moment minimal et dans son propre intérêt. L’immigration est un sujet crucial pour les entreprises de nouvelles technologies, qui recrutent beaucoup à l’étranger. Et les droits LGBT sont traditionnellement défendus par la Silicon Valley. Mark Zuckerberg n’a jamais exprimé d’opinion personnelle sur des grands sujets de société, préférant s’enfermer dans une neutralité typique de ses pairs. Néanmoins, le PDG de Facebook fait des efforts pour s’ouvrir sur le monde en dehors du périmètre de ses produits. Il ne se contente pas de poser avec des employés, des partenaires ou des utilisateurs, comme le font généralement les grands noms de la Silicon Valley. Il affiche son envie de quitter sa zone de confort et de rencontrer d’autres gens.

En termes de richesse ou de réputation, Mark Zuckerberg n’a pas besoin d’être président des États-Unis. Il pourrait tout de même en avoir envie. «Il veut quelque chose de plus gros. Qui lui donnerait davantage d’impact et d’influence sur le monde», estime Nick Bilton, journaliste à Vanity Fair, citant plusieurs proches anonymes du dirigeant de Facebook. D’après lui, Mark Zuckerberg est un fan du jeu vidéo de stratégie Civilization, et souhaiterait «se frotter à la réalité» plutôt qu’au virtuel. Surtout, le PDG de Facebook pourrait mettre en avant son expérience pour préparer son pays aux bouleversements du numérique. Dans son annonce pour sa tournée américaine, Mark Zuckerberg avait reconnu que «la technologie et la mondialisation ont compliqué la vie à beaucoup de personnes». Derrière ces mots, il y a peut-être davantage qu’une opportunité pour prendre des jolies photos.

Si Mark Zuckerberg n’a jamais affirmé publiquement avoir des ambitions électorales, ses actions donnent lieu aux spéculations. En 2013, le patron de Facebook fait une première apparition sur le terrain politique en lançant Fwd.us, lobby en faveur d’une réforme souple de l’immigration, souligne le Guardian.
Wikileaks a également publié des mails échangés en août 2015 entre Sheryl Sandberg, directrice des opérations de Facebook, et John Podesta, l’ancien directeur de campagne d’Hillary Clinton, souligne Business Insider. Elle souhaitait organiser une réunion entre les deux hommes :

“[Mark Zuckerberg] souhaite rencontrer des gens pour s’informer sur des actions politiques efficaces afin de faire progresser des politiques publiques ciblées (comme l’immigration, l’éducation ou la recherche scientifique).”
Durant la campagne présidentielle américaine, il est sorti de la neutralité revendiquée par Facebook à “titre personnel”. A l’image de la Silicon Valley, majoritairement démocrate, Mark Zuckerberg avait fustigé le discours de Donald Trump – sans le nommer – lors de la conférence annuelle des développeurs en avril 2016.

“J’entends des voix apeurées qui nous appellent à construire des murs. Plutôt que des murs, nous voulons aider les gens à construire des ponts”, rapporte USA Today.
Le même mois, les règles de gouvernance ont été modifiées chez Facebook. Elles lui permettent de garder le contrôle de son entreprise – quand bien même il quitterait son poste pour moins de deux ans s’il était appelé pour “un poste de responsabilité gouvernementale”, avait révélé Bloomberg en décembre dernier. Pour l’heure, Mark Zuckerberg estime dans sa résolution que “son travail est de connecter le monde et de donner une voix à tout le monde”, lui qui est déjà à la tête d’une communauté de 1,79 milliard d’utilisateurs sur Facebook.

 

Alors vous y croyez vous , que le fondateur de facebook (Mark Zuckerberg ) , devienne le prochain président des U.S.A ? 😉

 

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