Accueil Editions locales Paris JO 2024 : Paris est en marche !

JO 2024 : Paris est en marche !
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L’échéance arrive de plus en plus, mais comme vous le savez, Los Angeles a exprimé son souhait de se retirer de la compétition. Malgré des précautions dans l’interprétation de la nouvelle qui est tombée cet été,  les jeux Olympiques dans sept ans se dérouleront à Paris, mais cette nouvelle n’a pas encore été validée. Profitons-en pour faire un tour d’horizon et de ce qu’implique l’événement planétaire qui reviendra en France, après une absence de 100 ans. 

Le renouveau de Bercy
Le renouveau de Bercy

Le projet d’organisation des Jeux olympiques si cher à notre nouveau président va sans doute être organisé dans la capitale parisienne. Le projet mis en musique par le compositeur Thomas Roussel, dit “Presquel” a en effet vu son concurrent jeter l’éponge cet été. Le gouverneur de Californie a émis le souhait de ne pas organiser la compétition en 2024, mais l’organisera en 2028. Un souhait pris en compte par le CIO. Chaque année, cette compétition planétaire met en avant la ville qui l’héberge et répercute des retombées médiatiques et économiques non négligeables. En France, cette compétition ouvre la voie à la rénovation d’espaces et de quartiers entiers. Faisons un point sur la situation.

Un projet olympique , un espoir pour la banlieue parisienne :

La banlieue parisienne déshéritée de Seine-Saint-Denis espère bien profiter de l’événement mondial grâce à l’apparition d’écoquartiers, d’infrastructures nouvelles, à la dépollution des sites… L’occasion de transformer le rendez-vous sportif en « accélérateur » de renouvellement urbain. Si la capitale est au centre de la candidature, les Jeux doivent aussi profiter à sa banlieue nord, qui accueillera six sites de compétition (athlétisme, natation, water-polo, tir, badminton, volley), les cérémonies d’ouverture et de clôture au Stade de France et la construction d’équipements majeurs : village olympique, des médias, piscine olympique. L’argument était porteur auprès d’un CIO attaché à ce que les JO laissent un « héritage » au-delà de la compétition et répondent aux besoins du territoire, après les critiques d’Athènes, Sotchi ou encore Rio.

Seine-Saint-Denis style :

En Seine-Saint-Denis, les besoins sont clairement identifiés : « Territoire le plus jeune et cosmopolite de France » avec un taux de pauvreté supérieur de 13 points à la moyenne nationale selon l’Insee (27,8 % contre 14,5 %) . Un cadre de vie sacrifié au profit des grands axes qui desservent Paris, mais aussi une réputation ternie par la violence et le trafic de stupéfiants. Sans compter un déficit d’équipements sportifs, et un constat : plus d’un enfant sur deux entre au collège sans savoir nager, avec un taux de non-nageurs supérieur à 80 % dans certains établissements. Dans ce contexte, l’apparition d’une piscine olympique et la construction ou rénovation d’autres bassins est bienvenue, de même que la reconversion annoncée des futurs villages olympiques (à cheval sur les communes de Saint-Denis, l’Île-Saint-Denis et Saint-Ouen) et des médias (à Dugny, près du Bourget) en « écoquartiers » avec de 3.700 à 5.000 nouveaux logements à la clé .

Une piste en plein Champs-Elysée ?
Une piste en plein Champs-Elysée ?

Le Grand Stade, le modèle :

Sont également annoncés des aménagements routiers, l’enfouissement de lignes à haute tension ou encore la dépollution de certains terrains. Le président du conseil départemental Stéphane Troussel y voit ainsi un « coup d’accélérateur » pour la dynamique de transformation urbaine du département.

Il attend des retombées économiques mais également symboliques en redorant son image. « Le renouveau de New York s’est fait plutôt à Brooklyn qu’à Manhattan . On peut dire que le renouveau du Grand Paris est plutôt en Seine-Saint-Denis que dans le (cossu) 7e arrondissement de Paris ».

Le département aussi va aussi être impacté :

Le département doit donc une partie de son salut aux grands événements sportifs internationaux, sans lesquels ses projets patinent. Au début des années 1990 déjà, l’attribution à la France de l’organisation de la Coupe du monde de football 1998 avait accéléré la requalification d’un site désindustrialisé dans cette proche banlieue nord de Paris : la populaire ville de Saint-Denis a accueilli le Stade de France, autour duquel a poussé un quartier d’affaires. Les JO,

j’ai l’habitude de dire que c’est le deuxième étage de la fusée après le Stade de France

Relève Patrick Braouezec, président de la communauté d’agglomération Plaine Commune. Sans les JO, on aurait sans doute mis plus de temps à réaliser des choses, on n’aurait pas eu l’assurance que le Grand Paris Express (futur métro automatique en rocade autour de Paris) arrive en temps et en heure », ajoute-t-il. L’argument « heurte profondément » le député France insoumise de la circonscription Eric Coquerel. « C’est difficilement audible qu’il faille les JO pour recouvrir les autoroutes, pour enfouir les lignes haute tension, pour finaliser la construction d’écoquartiers ». Il estime que « la bataille commence « pour que les équipements promis se fassent, qu’ils servent vraiment aux habitants ». Tout l’enjeu est là, pense aussi Nadia Boussa, habitante du quartier. « J’espère que les retombées profiteront bien aux gens du territoire ». Et que les sept années de chantier et leurs nuisances en vaillent vraiment la chandelle.

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