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Des découvertes sur le syndrome bipolaire qui sème le trouble .
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UN ARTICLE PARLANT

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Une découverte et une publication scientifique qui sème le trouble dans la communauté scientifique : 

La dépression post-partum ou dépression post-natale touche environ 10 à 20% des femmes et apparaît dans un délai de deux mois suivant l’accouchement. Des chercheurs danois se sont intéressés au profil psychologique de ces femmes touchées par cette maladie psychosomatique sévère : ont-elles un risque plus important de déjà posséder ou de développer par la suite un trouble bipolaire sous-jacent ?

Alors que le baby blues s’atténue au bout de quelques jours, la dépression post-partum, au contraire, s’inscrit dans le temps et peut durer jusqu’à 2 ans. Les manifestations les plus courantes s’apparentent à une dépression ordinaire avec toutes les facettes du dérèglement de l’humeur : pleurs, tristesse profonde, fatigue, sentiment d’incapacité, troubles alimentaires, irritabilité et dans certains cas, idées suicidaires.

En plus de ces symptômes, s’ajoute chez la mère, des troubles de l’attachement avec son bébé. Son anxiété, ses phobies (peur de faire du mal à son enfant) et son sentiment d’incapacité vont faire en sorte qu’elle va mettre peu à peu de la distance avec son enfant et perdre son attachement. Au contraire, chez certaines mères souffrant de dépression post-natale, les professionnels de santé observent un attachement très fusionnel avec l’enfant.

Autre particularité de la dépression post-partum : l’apparition d’obsessions, d’idées folles et morbides comme vouloir faire du mal à son enfant. Ces perceptions très déstabilisantes et culpabilisantes, nourrissent le mal-être général de la mère vis-à-vis d’elle-même et de son enfant.

D’un autre côté, les psychiatres ou psychologues distinguent également la psychose post-partum (ou psychose puerpérale) qui est une affection moins commune et plus grave touchant 0,1% des femmes. La prévalence de la psychose post-natale est donc 100 fois moins importante que la dépression post-partum.

A savoir ! Une psychose est une affection psychique grave dont le malade n’a pas conscience. Elle est caractérisée par une personnalité désintégrée et des troubles de la perception, du jugement et du raisonnement. Les principales pathologies psychotiques sont : la schizophrénie, la paranoïa, la mélancolie, les bouffées délirantes et les troubles bipolaires (psychose maniaco-dépressive).

En plus de tous les symptômes rencontrés dans la dépression post-partum, la patiente perd progressivement le contact avec la réalité en ne reconnaissant plus ses proches par exemple. Elle souffre de délires, d’hallucinations visuelles ou auditives, et d’agressivité pouvant mettre en danger son intégrité physique ou celle de son enfant.

Dépression post-natale : un marqueur de bipolarité ?

Pour mener à bien leur étude, les chercheurs de l’université danoise d’Aarhus, ont suivi plus de 120 000 femmes sans antécédents psychiatriques et ayant reçu un premier traitement d’antidépresseur entre 1997 et 2012 pour leur premier épisode dépressif. Parmi elles, certaines se sont vues souscrire l’ordonnance pour une dépression post-partum, dans un délai de 12 mois après l’accouchement, et les autres, en dehors de cette période.

Quels sont les principaux résultats publiés dans la revue The Journal of clinical psychiatry ?

En évaluant ces deux populations de femmes à l’aide d’une échelle d’évaluation psychiatrique, les chercheurs ont trouvé que le risque de trouver un tableau clinique de bipolarité chez une femme affectée par la dépression post-partum est plus élevé que chez une femme soignée pour une dépression commune.

Comparativement aux femmes souffrant d’une dépression en dehors du cadre de l’accouchement, celles souffrant d’une dépression post-partum ont deux fois plus de risque de présenter des troubles bipolaires.

Dans un souci de prise en charge thérapeutique complète, les femmes qui remplissent les critères pour une prescription d’antidépresseurs après l’accouchement devraient être interrogées sur leurs symptômes hypomaniaques ou maniaques, caractéristiques d’un trouble bipolaire, et surveillées sur le long terme.

Reste désormais pour les chercheurs à savoir si la dépression post-partum est un premier signe venant confirmer la présence d’un trouble bipolaire sous-jacent ou, au contraire, si c’est l’apparition de cette dépression après l’accouchement qui amorce la survenue de troubles bipolaires.

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